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5,5 millions de requêtes par minute sur la doc

On ne filtre plus qui appelle, mais à quoi ressemble l'appel.

Read the Docs raconte l'attaque par déni de service distribué qu'il a encaissée à la mi-juin 2026 : près de dix jours, un pic à 5,5 millions de requêtes par minute contre moins de 100 000 habituellement, depuis des millions d'IP réparties dans tous les pays. L'attaque ciblait volontairement les URL en échec de cache (404, redirections 302) et randomisait en-têtes et paramètres TLS. Ce qui a tenu : cache agressif, empreinte de requête plutôt que filtrage par origine, et règles déployées en Terraform.

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Sommaire4 sections
  1. Ce qui se passe
  2. Pourquoi les défenses réflexes n'ont rien donné
  3. Ce qui a fonctionné
  4. À retenir

Ce qui se passe

Read the Docs, l'hébergeur de documentation utilisé par une grande partie de l'écosystème Python, a publié le retour d'expérience de l'attaque par déni de service distribué encaissée à la mi-juin 2026. Elle a duré près de dix jours.

Les chiffres donnent l'échelle : 5,5 millions de requêtes par minute au pic, contre moins de 100 000 en pointe un jour ordinaire — environ cent fois le trafic habituel.

Pourquoi les défenses réflexes n'ont rien donné

Trois caractéristiques de l'attaque annulent chacune une contre-mesure classique.

Origine : des millions d'adresses IP distinctes, réparties sur des centaines de réseaux, aussi bien résidentiels que chez de grands et petits hébergeurs, dans tous les pays à la fois. Bloquer un pays ou limiter par adresse ne mord sur rien.

Signature : les en-têtes HTTP et les paramètres TLS étaient tirés au hasard d'une requête à l'autre, ce qui vide de sens toute règle écrite sur un User-Agent ou une combinaison d'en-têtes.

Cible : les URL choisies étaient celles qui ratent le cache — des 404, des redirections 302. Chaque requête traversait donc jusqu'au serveur d'origine, là où une page populaire aurait été servie par le CDN sans coût.

À quoi s'ajoute l'adaptation : les tactiques changeaient dès qu'une défense était déployée, ce qui interdit la règle écrite une fois pour toutes.

Ce qui a fonctionné

À retenir

L'équipe l'écrit elle-même : ces règles attrapent aussi des utilisateurs légitimes. D'où le choix de présenter un défi (challenge) plutôt que de bloquer sec, pour laisser une porte de sortie à ceux qui sont pris à tort.

La question à se poser ce matin ne demande pas d'être attaqué pour être utile : que sert votre CDN sur un 404 ? Sur une redirection ? Si la réponse est « il demande à l'origine », vous connaissez le chemin qu'emprunterait la prochaine attaque.

Source : Understanding the recent DDoS attack against Read the Docs