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#07 LLM Article

35 ko de prompt chez soi : ce qui casse

La grande fenêtre de contexte pardonne les prompts médiocres. La vôtre, non.

Un praticien raconte l'échec puis le rattrapage d'une migration : des prompts d'agent de 35 ko, efficaces sur une API frontière, s'effondrent sur une installation Ollama locale. La cause n'est pas la taille du modèle mais la fenêtre de contexte — 65 000 tokens sur sa machine, dont 14 % consommés par le seul preprompt. Le billet donne une liste de signaux d'épuisement de contexte à surveiller dans les journaux, et une méthode de découpage en prompts à objectif unique.

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Sommaire6 sections
  1. Ce qui se passe
  2. Les chiffres du banc d'essai
  3. Les signaux à journaliser
  4. Ce qu'il faut changer dans les prompts
  5. Ce que ça change
  6. À retenir

Ce qui se passe

Patrick McCanna publie ses notes après avoir tenté de déplacer ses agents les plus gourmands en contexte depuis une API frontière vers un modèle auto-hébergé. Le résultat brut : des prompts qui tournaient proprement se sont effondrés.

Le diagnostic est la partie intéressante, parce qu'il contredit l'explication réflexe. Ce n'est pas la taille du modèle local qui pose problème, c'est la fenêtre de contexte.

Précisons d'emblée le statut de ce texte : c'est un retour d'expérience individuel, sur un seul matériel, et sa seconde moitié est une charge d'opinion contre les fournisseurs d'inférence. Les mesures, elles, sont utilisables.

Les chiffres du banc d'essai

Ce que « saturer » veut dire concrètement : l'agent rappelle les mêmes outils en boucle, relit des fichiers qu'il a déjà lus, réécrit du travail terminé. Sa formule est la meilleure description du symptôme : avec une fenêtre courte, le preprompt revient à briefer un homme réincarné toutes les quatre-vingt-dix secondes — il exécute la dernière instruction sans conscience des quinze qui précédaient.

Les signaux à journaliser

C'est la contribution la plus réutilisable du billet : une liste de symptômes mesurables, à surveiller dans les journaux plutôt qu'à deviner.

Ce qu'il faut changer dans les prompts

Ce que ça change

La thèse de fond mérite d'être retenue même si l'on ne partage pas le ton du billet : ce qu'on achète à un fournisseur d'inférence n'est pas seulement un modèle, c'est une grande fenêtre de contexte. Elle laisse de la place au raisonnement en chaîne, lequel compense un prompt approximatif. Résultat, on ne sait pas que ses prompts sont mauvais — jusqu'au jour où on les fait tourner dans 65 000 tokens.

À retenir

Avant de conclure qu'un modèle local est trop faible, mesurez votre consommation de contexte. Un preprompt à 14 % de la fenêtre, plus l'historique de session, plus des sorties d'outils verbeuses : la marge disparaît avant que le modèle ait eu l'occasion de démériter.