Ce qui se passe
Homebrew 7.0.0 est sorti le 13 septembre 2026. La montée de version est
automatique — un brew update suffit, et l'auto-update la déclenchera seul —
ce qui rend d'autant plus utile de savoir ce qui disparaît avant qu'elle passe.
Le plus large n'est pas l'abandon d'Intel, dont on parlait depuis août 2025 : c'est macOS Sonoma 14, rétrogradé en Tier 3 lui aussi, donc sans nouvelles bouteilles précompilées.
| Environnement | Statut en 7.0.0 | Échéance |
|---|---|---|
| macOS 10.15 Catalina et antérieurs | supprimé — passer à macOS 11 Big Sur | maintenant |
| macOS Sonoma 14 | Tier 3, plus de bouteilles — passer à Sequoia 15+ | maintenant |
| Intel macOS 11+ | Tier 3, plus de bouteilles ; MacPorts conseillé | 1er septembre 2027 |
| Apple Silicon macOS 11 | fin de support ; passer à macOS 12+ | 1er septembre 2027 |
ghcr.io/homebrew/ubuntu22.04 |
image supprimée → ghcr.io/homebrew/brew |
maintenant |
Homebrew/actions/*@master |
branche supprimée → release CalVer ou SHA complet | maintenant |
Branche master de Homebrew/brew |
gelée → basculer sur main |
1er mars 2027 |
post_install, preflight, postflight |
dépréciés → *_steps |
11 décembre 2027 |
Sur Apple Silicon, seuls Sequoia 15, Tahoe 26 et Golden Gate 27 restent en Tier 1. Homebrew continue de fonctionner sur Intel jusqu'en septembre 2027, mais sans support du projet ni compilation de bouteilles : les formules mises à jour se rebâtiront depuis les sources.
Ce que ça apporte
La nouveauté la plus directement utile est brew vulns. Elle s'appuie sur
la nouvelle Homebrew/advisory-database,
qui enregistre les vulnérabilités contre les versions et les révisions que
Homebrew livre réellement, correctifs rétroportés compris, et interroge
OSV.dev sans tap ni gem supplémentaire :
brew vulns # scanne les formules installées
brew vulns --severity=high # se limite au sévère
brew vulns --deps --brewfile # inclut les dépendances, ou lit un Brewfile
brew vulns --fix-available # priorise ce qui a un correctif
brew vulns --list-skipped # montre les trous de couvertureLe reste tient du confort, mais du confort qu'on remarque :
brew install --dry-run prévisualise formules et casks ensemble,
brew doctor --json sort des diagnostics exploitables par un script, et
brew services lit désormais des surcharges persistantes dans
$HOMEBREW_USER_CONFIG_HOME/services/<formula>.env, qui survivent aux mises à
jour du paquet.
Côté sécurité, huit avis sont publiés avec la version. Le plus sévère,
GHSA-rg9r-ppxp-87hm (High, corrigé en 6.0.12), portait sur des
métadonnées de suppression de cask non signées capables d'exécuter des
commandes via sudo. L'installation est par ailleurs mise en bac à sable :
lecture du répertoire personnel bloquée par défaut, et migration progressive
vers une phase fetch qui télécharge avec le réseau, puis un install sans
réseau et avec des caches en lecture seule.
Ce qu'il faut faire
- Si votre CI utilise l'image Ubuntu 22.04 ou une action épinglée sur
master, elle casse maintenant, pas en 2027. - Sur un poste Sonoma 14, prévoir la montée vers Sequoia 15 si vous tenez aux paquets précompilés.
- Lancer
brew vulnsune fois la mise à jour passée : c'est un audit gratuit de ce qui traîne sur la machine.
Le bac à sable, prévient le projet, « cannot make untrusted software safe to
run » : la confiance dans le tap reste la vraie protection, et les installeurs
.pkg des éditeurs s'exécutent hors du bac à sable.
À retenir
Homebrew 7 déplace la frontière du support d'un cran vers le récent : Catalina
dehors, Intel et Sonoma sans bouteilles. En échange, brew vulns remplace un
outil tiers par une commande intégrée.