Ce qui se passe
Routeup propose de remplacer localhost:3000 par un nom : votre projet
devient une adresse en .localhost, servie en HTTPS reconnu par le
navigateur, stable d'un redémarrage à l'autre.
$ routeup serve
route: example-app
local: https://example-app.localhost
public: https://example-app.try.routeup.dev
expose: /api/webhooks/*
targets: / http://localhost:5173
/api http://localhost:8080L'auteur cite Portless comme inspiration, en y ajoutant ce qui lui manquait : tunnel public intégré, exposition partielle, inspection des requêtes et journaux en direct.
Le problème visé
Trois frictions bien connues du développement local :
- Les ports que l'on retient mal et qui entrent en collision d'un projet à l'autre.
- Le HTTPS local, nécessaire dès qu'on touche aux cookies sécurisés, aux service workers ou à un retour d'authentification.
- Les webhooks : un tunnel monté à la demande produit une adresse qui change, qu'il faut recoller dans le tableau de bord du prestataire à chaque session.
Ce qui distingue l'outil
La route vit dans le dépôt. Elle se déclare dans un fichier routeup.json
ou dans un bloc dédié du package.json : nom, cibles, réglages d'exposition
suivent le projet et se partagent avec l'équipe, au lieu de vivre dans la
configuration personnelle de chacun.
Deux modes de fonctionnement. Soit vous gardez votre commande de
développement habituelle et lancez routeup serve à côté, soit vous laissez
Routeup démarrer la commande configurée.
L'exposition est sélective. C'est le point le plus intéressant : au lieu de
publier toute l'application, vous n'ouvrez que les chemins choisis — par exemple
/api/webhooks/*. Le reste demeure strictement local. Le serveur qui porte cette
exposition peut être celui du projet ou le vôtre.
Le trafic est observable. Statut, identifiant de requête et durée s'affichent en direct, avec capture optionnelle des en-têtes et des corps pour le débogage.
Les réserves
C'est un projet jeune, et la partie publique implique par nature un serveur intermédiaire : hébergé par le projet, ou auto-hébergé chez vous — auquel cas la question du certificat et du nom de domaine vous revient. Côté garanties, le projet met en avant une licence MIT, un binaire Go unique, l'absence de compte obligatoire pour l'usage local et aucune télémétrie dans le CLI.
À retenir
Rien d'indispensable, tout de très concret : si vous perdez régulièrement du temps à recoller une adresse de tunnel dans une console de paiement ou un fournisseur d'identité, c'est exactement la friction que cet outil supprime. Et comme la route est versionnée avec le projet, un nouvel arrivant récupère la même adresse que vous.
Source : Routeup